Tout et rien

Il y a  1  voyageur(s) perdu(s) en plein mirage...

 

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Une petite signature sur le Livre d'Or?

 

Merci à Milady pour le design... Quant à la bannière, c'est Pastelle qu'il me faut remercier!

 

Douceurs de Plume, mon autre univers...

 

Dustin O'Halloran - Opus 23

Les Mots et la Plume...

Bienvenue à toi qui passe sur ces pages... Ici, rien, de grandiose, juste quelques mots, récits, histoires, ou traces de vie de personnages imaginaires... En somme, toutes les élucubrations qui apparaissent sous ma plume, dictées par l'envie. Qu'importe si tu arrives ici par le hasard ou non, je te souhaite d'y faire un bon voyage...

 

Jeudi 19 avril 2007 4 19 /04 /Avr /2007 22:34

  Je regardai ma montre à nouveau : 13h57.

  Un soupir m’échappa malgré moi. Je finis pourtant par ranger mes affaires et me levai, non sans regret.

 

 

Même le confort pour le moins incertain des chaises en bois de la salle de permanence me paraissait préférable aux deux heures de torture sportive qui m’attendaient. 

 

 

  Résignée, je descendis les escaliers et poussai la porte d’entrée. A peine sortie, les rayons du soleil printanier vinrent me réchauffer, comme une promesse de réconfort en vue des heures peu réjouissantes qui m’attendaient.

 

 

Oui, s’il y a bien une chose que je déteste, mis à part les maths, c’est bien le sport. Ou, du moins, le sport qu’on pratique habituellement au lycée.

Quelle différence, me diriez-vous ?

Tout simplement le fait que là, ça ne dépend pas de ma volonté.

C’est même le contraire, vous l’aurez compris…

 

 

  Malgré la sonnerie qui retentit, je décidai de prendre mon temps pour aller au gymnase, de l’autre côté du campus. Je suivis l’allée jusqu’au chemin de graviers que je traversai également pour arriver en face des plates-bandes de pelouse – que je pris soin de contourner, histoire de… Profiter un peu plus du soleil.

  Malheureusement, tous mes efforts mis en œuvre pour ralentir mon trajet furent bien vains, et je réalisai rapidement que je faisais partie des premiers arrivés. 

 

 

C’est un fait, je n’arrive jamais à être consciencieusement en retard. Pour ce qui est de rater la sonnerie du réveil le matin, je suis quasiment inégalable. Mais lorsqu’il s’agit de le faire exprès… 

 

 

  Je m’engouffrai donc dans le gymnase, passant par un vieux vestiaire désaffecté pour arriver dans la deuxième salle, où étaient déjà installés les instruments de ma toute prochaine torture – à savoir, les terrains de volley-ball.  

 

 

Je vous assure, c’est une véritable arme de destruction massive pour la jeune pianiste (un peu) maladroite que je suis. 

 

 

  Le vestiaire des filles se trouvait tout au bout de la salle. Je continuai à marcher de mon pas lent (bien déterminée à marquer mon manque d’entrain jusqu’au bout), lorsque soudain, quelque chose me frappa. 

 

 

Le silence. 

Je m’aperçus rapidement que j’étais totalement seule. 

 

 

  La surprise fut le premier sentiment que je sentis monter en moi. Surprise de me retrouver seule dans un lieu d’ordinaire si animé. Surprise de prendre conscience de la grandeur des lieux, que l’absence de toute présence humaine faisait ressortir.

  Mais très vite, la surprise fit place à une sorte… d’excitation, d’exaltation. Les battements de mon cœur s’accélérèrent en même temps que ma respiration, et je commençais à sentir des fourmillements dans tout mon corps. Le silence et la solitude, si rares dans un endroit autant fréquenté, me donnaient l’impression de vivre un moment privilégié. J’avais la sensation d’être cachée, à l’abri du regard des autres, libre de faire ce que je voulais et tout ce qu’on n’ose jamais autrement. Un sentiment de liberté que je n’avais rarement ressenti aussi fortement commença à jaillir en moi. Je me sentis pleine de force, de puissance, presque invincible, sous l’emprise d’une ivresse grandissante…

  Mais ces sensations s’évanouirent brutalement, terrassées par l’arrivée brutale de… la peur. Je me sentis devenir toute petite, minuscule, réduite à l’état de poussière, une poussière parmi tant d’autres perdues dans l’immensité environnante. La solitude et le vide commencèrent à m’écraser, à me submerger. J’entendis au loin des éclats de rire, et ce sentiment d’oppression redoubla de vigueur, comme s’ils se moquaient, comme s’ils cherchaient à se jouer de moi, à me persuader que toute mon existence se résumait en ce lieu : silence, vide, solitude. Un tout inexistant. 

 

 

  Je commençais à me laisser aller à une sorte de panique, quand une porte claqua soudainement, avec force. Je sursautai, et sentis quelqu’un marcher quelque part dans la salle. Aussitôt les sensations si fortes et si confuses éprouvées quelques secondes plus tôt disparurent, pulvérisées par cette seule présence humaine qui, même si elle ne m’avait certainement pas remarqué, avait suffit à détruire le fragile équilibre. 

 

 

  Le souffle encore court, je repris mes esprits et réalisai alors que j’étais arrivée devant le vestiaire. Je passai la porte et allai m’installer dans un coin, un peu sonnée par ce soudain bouillonnement de sensations intérieures qui m’avait submergée…

 

© Sÿnn

Par Sÿnn - Publié dans : La Vie, la Vraie
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Vendredi 30 mars 2007 5 30 /03 /Mars /2007 19:48

Il fait froid… Si froid… Cela ne fait que quelques heures que je suis réveillée, et je n’ai pas bougé depuis… La peur m’envahit à mesure que j’observe la ville qui s’étend à mes pieds… Mais qu’est-ce qui peut m’effrayer ainsi ? Est-ce ce silence de mort qui semble planer sur la cité comme une ombre malsaine ?

D’un pas chancelant, je me suis levée  et j’ai descendu les nombreuses marches de la tour où je m’étais endormie… Une odeur pestilentielle commence à atteindre mes narines qui se plissent dans une grimace de dégoût… Et la raison de cette puanteur se trouve bien vite justifiée… A peine ais-je posé mes pieds sur la terre ferme que j’aperçois des cadavres… Des dizaines et des dizaines de cadavres étendus par terre, et qui m’observent de leur regard laiteux…

Effrayée, horrifiée, mon sang ne fait qu’un tour… Je me mets à courir dans les rues, désespérée, à la recherche d’une âme encore vivante… Mais j’ai beau chercher, je ne trouve rien, ni personne, pas même l’ombre d’un animal, ni d’un charognard… La peur qui m’envahissait se transforme peu à peu en véritable sentiment d’horreur… Que s’est-il passé ici, pourquoi tant de morts ? Une guerre ? Un massacre ? Je n’ai plus aucun souvenir, je ne sais même plus qui je suis… Pourquoi suis-je ici, pourquoi suis-je la seule survivante ?

Je cours, je cours, encore et encore…J’atteins finalement un endroit un peu en retrait de la ville, où je ne suis plus qu’entourée de ruines et d’eau… Je ralentis mon allure, et reprends mon souffle. Mon pied heurte alors quelque chose d’à la fois dur et doux. Je baisse les yeux et aperçois plusieurs poupées qui jonchent le sol… Une sensation bizarre m’envahit, une impression étrange de déjà vu… Les poupées semblent m’attirer, comme si elles m’hypnotisaient… Je m’accroupis alors pour en attraper une… Et soudain, je replonge dans l’inconscience… 

 

 

Une vision… Une fillette d’environ six ans, aux longues boucles brunes, et richement vêtue… Elle tient entre ses petits bras frêles une poupée… Son visage semble triste, et ses yeux sont remplis de larmes… Mais cette expression disparaît rapidement, remplacée par une joie immense, tandis qu’un joli sourire se dessine sur ses lèvres fines… Elle se met à courir alors, vers une femme à l’allure gracieuse, qui semble l’attendre bras ouverts… Est-ce sa mère ?... Oui, la fillette lui ressemble… Celle-ci saute dans les bras de sa mère… Et la vision s’estompe…  

 

 

J’ouvre difficilement les yeux, le visage balayé par un vent froid qui me transperce jusqu’aux os… Je ne sens même pas les larmes qui coulent sur mes joues… Pourquoi ce rêve ? Que signifiait-il ? Cette petite fille… Elle m’était si… familière… Etait-ce… moi ?

Soudainement des images fusent dans ma tête à toute vitesse… Je revois ma vie qui défile devant mes yeux… Les tensions qui s’étaient développées avec la cité voisine… Puis la déclaration de la guerre… Le siège de notre cité, puis le massacre de tous ses habitants… L’assassinat de ses propres souverains, mes parents…

Un cri déchira le silence pesant de la ville… Le mien… Un cri de désespoir… Pourquoi ? Pourquoi ?... Comment en étions-nous arrivés là ? Il ne me reste rien… Plus rien…

A travers les larmes qui inondent mes yeux, j’aperçois alors un poignard non loin de moi… D’un geste un peu hésitant, je le prends entre mes mains et l’observe un moment… Il est déjà maculé de sang… Je suis dans une sorte d’état second, une sensation étrange, à mesure que je dirige la lame vers ma poitrine, avant de finalement frapper mon cœur…Je m’effondre au même instant… La main sur ma blessure, je sens le sang chaud qui coule abondamment sur ma peau… La vie m’abandonne à mesure que ma vue se trouble… La mort m’envahit… C’est la fin…

 

 

Papa, maman… Je vais vous rejoindre… 

 

© Sÿnn

Par Sÿnn - Publié dans : Douce Mélancolie, Tragique Désespoir
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Dimanche 25 mars 2007 7 25 /03 /Mars /2007 21:36

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Je me souviens les avoir croisées, une fois.  

 

Un jour, ou plutôt une nuit. 

Oui, quand la nuit touche bientôt à sa fin, et que les lueurs de l’aube tardent à venir. Cet entre-deux qui leur correspond si bien, où la brume enveloppe la ville d’un halo fantomatique et tamise les faibles lumières des lampadaires.  

 

Elles étaient là, toutes les trois, à demi masquées par la brume. Silhouettes mystérieuses, incertaines, de lointaines apparitions… 

Elles marchaient tantôt à vive allure, tantôt à pas mesurés. J’entendais le frottement de leurs étoffes, et j’imaginais leurs longues robes aux couleurs chatoyantes. J’écoutais le murmure de leur conversation, l’éclat lointain de leurs rires, et je croyais voir leurs regards complices et leurs sourires… Je tentais vainement de me représenter leurs visages animés par de grands yeux noirs et brillants, leurs longues mèches brunes qui suivaient amoureusement les courbes voluptueuses de leurs corps… En vain, ces images évanescentes apparaissaient pour s’enfuir aussitôt, insaisissables.  

 

Déjà, la rumeur de leurs voix se faisait plus lointaine, résonnant encore doucement pour venir mourir à mes oreilles. Je suivis des yeux leurs silhouettes féminines que happait peu à peu la brume, jusqu’à ce qu’elles s’évanouissent dans la lente agonie de la nuit. 

Le silence était revenu, oubliant déjà le doux son de leur rire. Tout, autour de moi, était immobile, endormi. Elles étaient passées avec leur insouciance enfantine, fluides et mystérieuses comme des ombres. Et elles avaient traversé mon esprit, mes sens, y laissant une trace indélébile, mais aussi vague qu’un rêve flou se finissant trop vite.  

 

© Sÿnn  

 

 

Inspiré par les Gitanes d’Incubus1… 

 

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Par Sÿnn - Publié dans : De l'image aux mots...
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Mardi 20 mars 2007 2 20 /03 /Mars /2007 14:28

Elle est là, seule, assise à son bureau, l’air morose. Perdue dans ses cours, elle écrit d’une main hésitante quelques formules sur une feuille, tente vaguement de résoudre quelques équations… 

Mais le cœur n’y est pas. Et n’y est jamais.  

 

Alors, se répétant inlassablement la même mélodie, elle rêve.  

 

Elle rêve à un univers imaginaire et magique, peuplé de créatures fantastiques et étranges. Son univers à elle. Celui qu’elle s’est créée, qu’elle a créé. Celui dont elle est seul maître. Celui où son imagination peut aller et venir librement. Celui dont elle rêve d’écrire un jour l’histoire… 

 

Elle rêve à cette mélodie. Aux images qu’elle lui inspire. A la scène qui doucement se compose dans son esprit. Celle qu’elle va écrire.  

 

Elle rêve à son enfance. Ses souvenirs. Cette période d’insouciance loin des tristes livres d’école, loin de ces vieux murs qui encerclent ces salles aussi froides et peu avenantes que les gens qui l’entourent, ces gens dont elle se sent si peu proche. Si différente. 

Cette période désormais révolue.  

 

Elle rêve à son cher instrument. Son piano, dont elle voudrait effleurer les touches pour l’animer de cette mélodie qu’elle se répète inlassablement. 

Mais qui restera muet en son absence.  

 

Elle rêve, tout simplement, qu’elle est ailleurs. Dans ces lieux qu’elle seule connaît. Ceux qui lui appartiennent. Ceux où rien ne peut la déranger. Ceux où elle se sent libre. Ceux où elle voudrait aller. 

Ici et maintenant.  

 

Elle rêve d’un autre monde. Un monde où on la comprendrait… 

 

 

Mais le rêve s’effondre, et la réalité réapparaît. Triste réalité où elle reste prisonnière de ses contraintes, comme un oiseau de sa cage. 

Alors elle essaie. Elle essaie de se laisser apprivoiser par cette réalité imparfaite.

 

Mais au fond d’elle, elle garde un espoir secret… Un rêve.  

 

Elle rêve de pouvoir s’évader…  

 

 

La mélodie (Comptine d’un autre été :  l’après-midi, de Yann Tiersen…) 

© Sÿnn

Par Sÿnn - Publié dans : Mots et musique...
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Vendredi 16 mars 2007 5 16 /03 /Mars /2007 22:25

Si ce texte vous dit quelque chose, sachez que je l’avais déjà publié sur mon autre blog, il y a un petit moment déjà… Mais si ce n’est pas le cas, alors tant mieux pour vous !

 

 

Musique d’un tendre Amour…

 

Par une nuit douce…  

 

 

  Les allées d’un cimetière tranquille, où les âmes mortelles reposent entre une végétation florissante et les doux sons de la nature… A peine dérangées par le bruissement d’une étoffe et le son des pas qui foulent la terre… Qui est-ce ? Une jeune femme, gracieuse et séduisante, d’environ vingt-cinq ans… Elle porte entre ses mains une harpe légère, finement ciselée et décorée… Soudainement la jeune femme s’arrête, alerte, avant de s’installer sur une pierre tombale fraîchement poussée… Ses doigts agiles commencent alors à gratter les cordes, créant une mélodie délicieusement douce et mélancolique… Son visage paraît calme, et pensif… A quoi pense-t-elle donc ? 

 

 

Trois ans plus tôt…  

 

 

  La salle était remplie, et un immense brouhaha y régnait. Tous ici n’attendaient qu’une seule chose : la venue de cette jeune harpiste si talentueuse, qui allait émerveiller leur soirée, avec son seul instrument, qui semblait l’attendre sur scène avec tout autant d’impatience.

  Assis à une des tribunes privées, un jeune homme, d’une vingtaine d’années environ, semblait au contraire peu satisfait d’être ici. Fils d’un notable de la région, la raison principale de sa venue ici était qu’il n’avait tout simplement rien d’autre à faire en cette soirée. Il s’était rendu dans  ce théâtre sur le conseil d’un ami qui lui avait vanté les talents de la jeune femme. Cependant il regrettait déjà son acte. La harpe était à son avis l’instrument le plus désuet qu’il pouvait exister… Alors en écouter pendant deux heures entières…

  Un tonnerre d’applaudissements résonna alors soudainement dans la salle, le sortant de ses pensées moroses. La jeune artiste venait d’entrer sur scène. Et quelle entrée ! Tout simplement sublime dans sa robe de soie bleue, sa longue chevelure brune coiffée en un chignon un peu lâche, elle semblait être un Ange descendu sur Terre… La jeune femme salua la salle d’une profonde révérence, un sourire un peu timide dessiné sur ses lèvres, avant d’aller s’installer à son instrument. Les frêles cordes de la harpe, jusqu’alors muettes, se fondirent en une envoûtante musique quand ses doigts commencèrent à gratter les cordes avec une agilité hors du commun. Et la beauté de la mélodie qui s’en échappait était tout simplement… indescriptible. 

  Le concert dura deux heures, qui parurent pourtant si courtes… Déjà, la gracieuse silhouette de la musicienne disparaissait derrière les rideaux de velours rouge, après avoir longuement salué le public… Et quant à notre jeune homme ? Ses applaudissements étaient sans doute les plus vigoureux. Ce fut cette soirée qui scella à jamais en lui un sentiment qui s’insinuait lentement dans ses veines… 

Un an plus tard…  

 

 

  Il est étonnant de voir comme les choses tournent à notre faveur… Qui se serait douté que d’une simple rencontre dans les coulisses était né une véritable passion ? Pas ces deux jeunes amants en tout cas… Quoiqu’il en soit, en ce beau jour de Juin, le jeune homme et la talentueuse harpiste se promettait un amour éternel, un an jour pour jour cette rencontre qui marqua leur vie… La preuve même en était ce baiser qu’ils s’échangèrent en même temps que les alliances…

  En descendant les marches de l’église, elle somptueuse dans sa robe blanche vaporeuse, et lui non moins séduisant, ils semblaient irradier d’un bonheur sans nom… Qui aurait cru que les choses auraient si mal tournées ?

 

 

Deux ans plus tard…

 

 

  Un cri déchirant accompagna ses larmes lorsque la jeune harpiste apprit la mort de son époux. Il avait péri pendant le conflit qui sévissait depuis maintenant plus d’un an. Difficile avait été leur séparation, à peine un an après leur mariage, mais plus encore l’était cette nouvelle affreuse. Submergée par le chagrin, elle se souvint des nombreux moments qu’ils avaient passés ensemble… Comment les choses avaient-elle pu en arriver là ? 

 

 

Un mois plus tard, par une nuit douce…

 

 

Des larmes de cristal coulent sur les joues de la jeune femme, tandis que la douce mélodie s’emplit de tristesse. Elle sent la présence de son tendre amour, comme s’il était à ses côtés… Peu à peu les sons diminuent, les notes s’effacent, jusqu’à disparaître, en même temps que la présence s’envole. On n’entend plus que les quelques bruits de la nuit, accompagné par ses sanglots presque inaudibles de la jeune harpiste, qui pleure son amour désormais perdu. Cependant un sourire apparaît sur ses lèvres. Elle vient de terminer le plus beau récital de sa vie… Elle dépose alors un lys blanc sur la tombe nouvelle, avant de reprendre son chemin, sa harpe à la main… Sa silhouette disparaît peu à peu dans la nuit, et le calme complet revient sur le cimetière. Les pétales de la fleur brillent sous les rayons argentés de la lune…

 

© Sÿnn

 

Illustration de Linda Bergkvist

Par Sÿnn - Publié dans : De l'image aux mots...
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Mardi 13 mars 2007 2 13 /03 /Mars /2007 14:00

Une critique ? 

Un compliment ? (Bah, pourquoi pas ?) 

Ou un avis… Un commentaire ?  

 

Bref, si la plume vous démange à votre tour, n’hésitez pas, cet espace vous est totalement réservé… 

Que ce soit pour donner vos impressions, vos suggestions, ou quoi que ce soit d’autre, je suis ouverte à tout ! 

 

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Par Sÿnn - Publié dans : Les quelques précisions
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Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /Mars /2007 21:32

L’idéal serait, vu les circonstances présentes, de décrire ce que sera ce blog. 

C’est ce à quoi je vais m’employer du mieux que je peux.  

 

Certains me connaissent déjà sous un autre nom, d’autres pas. 

Peu importe, cela n’a pas grande importance.  

 

Ce blog est né d’une simple envie, peut-être d’un besoin, celui d’écrire. 

Loin de moi l’idée de prétendre avoir un immense talent, on m’a juste dit quelquefois que j’avais un style intéressant, ou une jolie plume… 

… Et le fait est que j’aime la manier.  

 

Pour décrire des émotions… 

En inspirer ? 

Pour raconter des histoires, les récits ou les légendes d’univers imaginaires… 

Ou bien réels. 

Pour jouer avec les mots tout simplement. 

Pour le plaisir…  

 

Et tout simplement parce que j’ai l’envie de donner vie à ces histoires, ces moments qui me passent par la tête. 

Qui ne sont pas les miens mais ceux de personnages qui n’existent pas… 

… Ailleurs que sous ma plume.  

Voilà, c’est ainsi qu’on pourrait simplement décrire ce blog. 

C’est juste une envie. 

Ecrire. 

Par Sÿnn - Publié dans : Les quelques précisions
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